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Psychotruc | La pleine conscience

27 octobre 2015

Pleine conscience

Hello mes petits poulets tout sucrés !

Je vous propose un article différent aujourd’hui puisqu’il vous parle de psycho-truc-machin. Vous le savez peut-être déjà mais en fait, tous ces psychotrucs c’est mon métier. Je trouve que l’humain dans toute sa complexité, sa beauté comme son horreur, sa différence comme son besoin d’identification, est exceptionnellement intéressant. Connaitre et comprendre les autres, se connaitre et tenter de se comprendre sont deux choses qui, à mes yeux, sont gages d’avancement dans la vie. Perso, j’adore ça et j’ai eu envie de vous en parler un peu plus.

Le hic, c’est que je ne suis pas très douée pour parler de ces choses là mais je lis beaucoup de personnes qui, elles, le sont. Comme les chances que vous ayez accès à la meilleure des infos sont limitées, une fois par mois je vous partagerai les pensées, les définitions, les concepts, les idées, les théories d’un auteur sur un sujet particulier.

Je vous arrête déjà ici, si ça vous gonfle n’allez pas plus loin, si pas, ça va devenir intéressant : )

Le sujet du jour, vous avez déjà du en entendre parler : la pleine conscience ou mindfulness pour les plus anglophones d’entre nous.

En entendre parler…. et puis savoir de quoi il s’agit

” La pleine conscience est la qualité de conscience qui émerge lorsqu’on tourne intentionnellement son esprit vers le moment présent. C’est l’attention portée à l’expérience vécue et éprouvée, sans filtre (on accepte ce qui vient), sans jugement (on ne décide pas si c’est bien ou mal, désirable ou non), sans attente (on ne cherche pas quelque chose de précis).” On essaie donc de ramener notre esprit à l’ici et maintenant, de vivre l’instant présent… d’être pleinement conscient de ce qui se passe.

Pour ça, il est important de fixer notre attention sur ce que l’on est en train d’ “expériencer” (un mot de psy, on aime bien en inventer pour ce qui n’existe pas ^^), de se focaliser par exemple sur notre rythme respiratoire, sur ce que l’on voit et l’on entend, sur nos sensations corporelles (le dos sur la chaise, les pieds sur le sol, etc.), nos pensées qui nous reviennent indéniablement et repartent, notre état émotionnel, etc. C’est se rendre compte que l’on est là, avec notre corps et notre esprit, c’est donner vie dans notre esprit à ce qui se passe en nous et autour de nous.

Il est également important de lutter pour ne pas juger. Je dis bien lutter car il s’agit quelque chose d’inhérent à notre condition d’humain. Pas besoin de plus de quelques secondes pour se faire un avis sur quelque chose ou sur quelqu’un. Ici, il ne s’agit pas de ça, on reçoit, on perçoit des sensations et de l’information, mais on tente de ne pas la juger.

Et dans la même idée, on tente de ne pas analyser, de ne pas mettre des mots sur ce que l’on vit mais plutôt d’observer et de ressentir.

La méditation de pleine conscience n’est pas une pratique de relaxation. Elle consiste à être plus présent à soi et au monde, à se laisser envahir par les bruits et les odeurs de l’environnement ainsi que par ses propres sensations.

La méditation de pleine conscience… comment ?

Le plus souvent, en groupes, une fois par semaine, pendant 2 heures environ et ce pour une durée de 8 semaines.

“Les participants sont invités à participer à des exercices de méditation, qu’ils doivent ensuite pratiquer quotidiennement chez eux. À côté de ces exercices dits « formels », ils sont également invités à des pratiques informelles qui consistent tout simplement à prêter régulièrement attention aux gestes du quotidien : manger, marcher, se brosser les dents en pleine conscience, et non en pensant à autre chose ou en faisant autre chose dans le même temps. Enfin, à mesure que le programme se déroule, il leur est recommandé d’adopter la pleine conscience comme une attitude mentale régulièrement pratiquée, afin de bénéficier de parenthèses au milieu des multiples engagements dans l’action ou sollicitations existant au quotidien : il s’agit par exemple de profiter des temps d’attente ou de transports pour se recentrer quelques instants sur sa respiration et sur l’ensemble de ses sensations, ou de prendre l’habitude d’accepter d’éprouver les émotions désagréables (après un conflit ou une difficulté) plutôt que de vouloir à tout prix les éviter, en passant à autre chose, que ce soit le travail ou une distraction, pour se « changer les idées ».”

On ne cherche pas à éviter de ressentir des émotions douloureuses ou à les masquer, mais au contraire à les accepter sans les amplifier. Pour paradoxal que cela paraisse, renoncer à ces stratégies (de fuite ou d’évitement des situations difficiles/émotions douloureuses) permet souvent d’atténuer la souffrance plus vite et surtout plus durablement.

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La pleine conscience… pour quelle efficacité ?

Nombre d’études scientifiques ce sont penchées sur le sujet et ont révélés que la pratique de la pleine conscience avait un réel intérêt, notamment concernant le stress, les douleurs chroniques, les troubles respiratoires, etc. Elle améliore la capacité à gérer la souffrance par exemple. Ainsi, bien qu’elle ne prétende par guérir de quoique ce soit, elle à vocation à aider au quotidien, à améliorer notre niveau de vie. Elle aide à se focaliser sur nous et sur l’instant présent, à s’arrêter quelques secondes, à se resituer, plutôt que d’être envahit et pourrit par tout ce négatif qui peut parfois nous entourer : les sujets entrainés identifient mieux le début des pensées négatives, et évitent de les laisser dégénérer en cycles prolongés de rumination. En outre, la pratique régulière de la pleine conscience permet de développer des capacités d’acceptation, de modulation et de recul envers les émotions douloureuses. Il s’agit donc également d’apprendre à se protéger, de soi, de notre cerveau et un peu de la vie. Couplée à d’autres techniques de prises en charges (comme les médicamenteuses, parfois indispensables), la pratique de la pleine conscience est un réel outil thérapeutique.

La pratique méditative régulière induit également des modifications favorables de l’activité électrique du cerveau mesurée par électroencéphalographie : augmentation des rythmes gamma dans le cortex préfrontal gauche, une zone associés aux émotions positives.

Alors je ne sais pas vous, mais moi j’ai bien l’intention d’aller voir un peu plus loin et de m’y essayer. J’ai tout récemment été voir Ilios Kotsou en conférence (vous pouvez le découvrir [ici], concernant le management en pleine conscience. J’ai été épatée de voir à quel point il croyait en cette méthode et quel recul il avait en même temps sur celle-ci. Quand on me parle de psychologie positive, j’ai parfois l’impression que l’on me vend quelque chose d’assez idéaliste-bisounours qui rejette quelque part ma réalité. Lors de cette conférence, j’ai vraiment eu le sentiment contraire : c’est parce que l’on reconnait l’existence de cette réalité, de nos pensées parasites et de la difficulté – l’impossibilité – de faire le vide et de ne penser à rien, que l’on peut accepter ce qui se passe et le vivre pleinement… pour en faire quelque chose de mieux, de plus fort, de plus positif !

 

Cerveau & Psycho, n°41, septembre-octobre 2010 ↦ avec Christophe André, médecin psychiatre. L’article complet [ici].

 

➥ Envie de tester votre aptitude spontanée à la pleine conscience ? Un test en anglais [ici], un score au plus près de 15 indique une meilleure capacité à la pleine conscience ou un test en français [ici], page 24.

– Et vous ? La pleine conscience vous connaissez ? Vous pratiquez ? Quel est votre avis/expérience ? –

 

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