Instagram Slider

  • Parce que moi aussi jai toujours voulu faire cette photo
  • calendrier de lAvent vous vous dites oh non pas dj
  • Un peu dautodrision a ne fait pas de mal je
  • Premire sortienuit sans baby  la maison il a bientt
  • Premire fois que je mange du couscous perl et en
  • Cest vrai que mon petit bouchon est un vrai petit
  • Coucou ! Le produit  la Une de novembre est
  • Sur le blog aujourdhui je vous partage nos fairepart de
  • Une box qui vous propose un livre sur mesure chaque
  • Je ne sais pas chez vous mais par ici les
Trucs de Mum

Histoire de vie – ma fausse couche

22 avril 2018

Coucou tout le monde,

Cela fait des semaines, non en fait, des mois que je n’ai plus écrit par ici. Et pour cause, ma vie a pour le moins été chamboulée, non pas sur la forme mais bien sur le fond. Et oui, je suis en train de fabriquer un petit bonhomme qui est attendu pour le mois de septembre. Et pourtant, ce n’est pas de cela dont je vais vous parler aujourd’hui (mais ça aussi je vais vous en parler, comptez sur moi !) mais bien d’un autre sujet qui me tient à cœur mais que je ne voulais pas exposer avant d’être à nouveau enceinte. Je déteste les regards plein d’empathie et de tristesse à mon égard.

Je dis à nouveau enceinte, parce que je l’ai déjà été. Simplement, c’est une grossesse qui ne pouvait pas être et qui s’est interrompue. Parce qu’on ne parle pas assez de fausses couche et que pourtant cela concerne environ 20 à 30% des grossesses (selon mon gynécologue, mais les chiffres sont variables sur la toile), je voulais vous partager mon expérience ici. Pas pour faire des clics, par parce que j’ai un besoin de me guérir mais parce que j’aimerais que ce ne soit pas un sujet tabou et que chaque femme a qui cela arrive n’ait pas honte et ne culpabilise pas. Je ne suis pas la première blogueuse à en parler et tant mieux. Je le fais avec une certaine pudeur mais j’espère que cela sera utile à certaine d’entre vous.

Je vais écrire cet article comme il me vient, je risque de vous donner certains détails, parce que personnellement c’est le manque d’informations très pratiques et très concrètes qui m’ont manqués. Les informations générales sur les types et les symptômes de fausses couches, vous les trouverez facilement sur internet et ce n’est pas mon but du tout.

J’aimerais vous faire partager mon expérience, vraie, simple et pas extraordinaire. C’est la mienne, donc il ne faut pas en faire une généralité. C’est un bout de mon histoire qui pourra peut être se raccrocher un peu à la vôtre.

En septembre 2016, j’ai 30 ans, je me marie, j’emménage dans notre nouvelle maison. Cela fait quelques semaines que j’ai arrêté la pilule car nous attendons avec impatience de pouvoir nous mettre au travail : ) Moi qui ai toujours craint d’être stérile (mon côté hypocondriaque – dramagirl), je tombais enceinte le mois suivant et le découvrais avec un test de grossesse le 9 novembre (3 tests pour être exacte). Deux prises de sang plus tard (avec un intervalle de plusieurs jours afin de vérifier que le taux des hormones augmente comme il se doit) j’ai une belle confirmation de la grossesse. Mr♥ et moi on garde ce joli secret pour nous et nos quelques amis les plus proches. De nature très inquiète, je préfère ne pas faire de plan sur la comète… même si l’imaginaire de la future maman et de la vie à trois se met en route tout doucement.

Les premiers symptômes de grossesse se font vite sentir, douleurs dans l’utérus, fatigue, seins douloureux et prêts à exploser, nausées légères. Le rendez-vous pour la première échographie est pris, et il se fait attendre ! Et oui, c’est à pratiquement 8 semaines de grossesse qu’elle est programmée.

Le jour J, le stress est à son comble, l’échographie commence et là, rien. Enfin, presque. Perso je ne comprends pas trop, je vois une petite poche à l’écran (le sac gestationnel en fait), et puis c’est tout. L’échographe cherche, regarde à gauche à droite, sans un mot. Là elle nous dit qu’on ne voit pas de cœur battre et qu’à ce stade de la grossesse ce n’est pas très normal MAIS qu’il ne faut pas encore se dire que c’est terminé et qu’on va attendre encore une semaine et faire une nouvelle échographie avant de se prononcer. Elle nous dit 2 ou 3 autres trucs, mais franchement je n’entends rien. Je mords sur ma langue pour ne pas m’effondrer devant elle, puis dans les couloirs de l’hôpital, puis sur le parking.

Et là, les questions. C’est pas bon signe mais ça veut dire que c’est certain, ça ne va pas ? Est-ce que ça veut dire que j’ai un bébé mort à l’intérieur de moi ? Que je peux faire une fausse couche à n’importe quel moment ? n’importe quel endroit ? Et ça se passe comment d’ailleurs une fausse couche ? Et si je suis au travail, en train de donner une formation ou de parler avec un client ? Et pas de réponses.

Le lendemain je décide d’aller chez mon médecin généraliste, toujours sous le choc et en même temps frustrée et aussi un peu en colère. Juste on nous dit ça, on nous laisse partir, et moi je suis sensée continuer ma vie, aller travailler et attendre une semaine pour voir si finalement c’est sûr sûr que ça ne va pas ? Bref, il me met en arrêt et j’attends le prochain rendez-vous fatidique. Je n’y crois pas, mais en fait j’y crois quand même.

Je vous passe les détails qui ici, n’ont pas d’importance, mais le fait est qu’il n’y a jamais eu d’embryon. C’est ce que l’on appelle un œuf clair. Tout s’est mis en place (d’où les symptômes) au niveau physique parce qu’il y a eu implantation, mais c’est comme s’il manquait une partie de l’information génétique pour que l’embryon se développe. Je ne vais pas mentir, j’ai été soulagée. Cela faisait une semaine que je me demandais si j’avais un embryon mort à l’intérieur de moi qui pouvait « s’évacuer » à tout instant. Depuis ce moment-là, et c’est peut-être mal venu de dire ça, je me suis dit que j’ai eu « la moins pire » des fausses couches. Car quand ça vous arrive, enfin dans mon cas, j’ai choisi d’en parler aux gens proches autour de moi et, avec les mois, de ne pas en faire un secret du tout avec personne. Et c’est là que je me suis rendue compte qu’il y avait beaucoup de femmes autour de moi à qui s’était arrivé au moins une fois (parfois 2 ou 3 fois) et qu’il y avait des versions bien plus dramatiques. Alors je ne me plaints pas, même si on ne vit qu’avec sa propre histoire et si bien sûr après cette annonce il a fallu que je m’effondre et que l’on se referme un peu sur nous pour se protéger et digérer ce moment de vie.

Dans mon cas, lorsque l’on sait que la grossesse doit s’arrêter mais que cela ne s’est pas encore fait naturellement, 3 choix s’imposent : faire un curetage, provoquer l’expulsion avec des cachets vaginaux ou attendre que cela se fasse naturellement (mais pas trop car cela fini par ne pas être bon pour le corps et psychologiquement ce n’est pas facile car on a encore tous les symptômes de la grossesse qui continuent). Mon gynécologue m’a conseillé de laisser faire naturellement, c’est ce qu’il y a de mieux pour le corps, et cela protège l’utérus qui ne sera pas endommagé (ce qui peut être temporairement le cas avec le curetage). Je décide de prendre cette option, de faire confiance à mon corps.

Un peu plus d’une semaine après, le 30 décembre, la machine se met en route toute seule. Les crampes dans le bas ventre, comme des règles très douloureuses. Et puis d’un coup, tout se vide tout seul. Si vous lisez ceci parce que, comme moi à ce moment-là, vous êtes pleine de peurs et de questions très pratiques sur le sujet, n’hésitez pas à m’envoyer un message en privé. Je vais tout de même passer ces détails par ici.

Les semaines puis les mois ont passés, tout ne s’était pas évacué au moment de la fausse couche, on l’a vu à l’échographie plus tard, et puis un jour ça s’est fait tout seul. Quelque part au mois de mars, à un moment où je faisais le deuil de cet enfant que l’on n‘aurait pas et qui n’avait finalement jamais existé, enfin ça c’est ce que je préfère me dire en tout cas.

Mon cycle et mes ovulations ont été complètement chamboulés après tout ça et il m’était impossible de calculer mon ovulation. Or notre désir d’enfant était toujours bel et bien là. Après des mois, nous avons fait le choix de passer par la PMA, la procréation médicalement assistée. Mais ça je vous en parle une autre fois, enfin si ça vous intéresse, parce que là je vous ai déjà écrit un roman.

Bref, les fausses couches on est toutes concernées. C’est un geste naturel de notre corps. Ca fait mal, c’est très triste mais il n’y a pas de honte à avoir. Nombre de fausses couches passent inaperçues car se confondent au moment des règles. Je ne vous dis pas qu’il faut le crier au monde entier, cela peut tout à faire rester de l’ordre de l’intime, mais n’en faisons pas un tabou. Prenons conscience qu’il s’agit d’une dure réalité qui peut toucher toutes les femmes.

Bien sûr, et je terminerai par ça, il y a des tas de grossesses qui se passent merveilleusement bien, et être en panique totale tout le temps ne vous aidera en aucun cas. En tout cas, c’est mon humble avis. Se réjouir d’un test positif, et de l’échographie à venir est très conseillé : )

    Leave a Reply