Instagram Slider

No images found!
Try some other hashtag or username
Trucs de Mum

Grossesse : les choses que j’aurais aimé savoir avant qu’elles n’arrivent

24 janvier 2019

Hello,

Cela fait un petit temps que cet article me trotte dans la tête et que j’ai envie de le partager avec vous. Je ne sais pas si je l’ai déjà exprimé par ici mais, la grossesse n’a pas été une partie de plaisir pour moi. Pour le dire autrement, je n’ai pas du tout aimé être enceinte. Bien sûr, il est important pour moi de préciser que je sais que c’est une immense chance de pouvoir fabriquer la vie et qu’il vaut mieux être enceinte et détester ça que se battre pour l’être. J’en suis bien consciente et je mesure clairement la chance que j’ai eu, surtout quand je tiens mon petit bout dans les bras. Mais cela ne m’empêche pas d’avoir vécu les choses comme je les ai vécues, c’est à dire pas au top. 

Bon, cet article n’a pas pour objectif de me plaindre (enfin… je ne crois pas!), mais plutôt de partager mon vécu qui pourra peut-être en aider certaines d’entre vous le moment venu. Car si je vous parle de ce que j’aurais aimé savoir avant, je vous parle aussi des solutions que j’ai trouvées, simplement… j’aurais aimé le savoir avant et gagner du temps : )

Qu’avec les hormones peuvent également venir les angoisses

Parmi la longue liste des désagréments que j’imaginais connaître (ma super tendance à toujours imaginer le pire) je n’avais pas du tout pensé aux angoisses. Et si vous en avez déjà eues, vous savez que c’est quelque chose d’affreusement désagréable. J’ai passé les trois premiers mois de la grossesse à parler en « si », à taire mon imaginaire, tellement j’avais peur d’une nouvelle fausse couche. Une fois les trois premiers mois passés, l’annonce officielle, la réalité m’est revenue de plein fouet… accompagnée d’angoisses. Cette oppression dans la poitrine, les palpitations, l’impression que si je ne respire pas par moi-même, volontairement, je ne respirerai plus, et cette horrible question : « non mais qu’est-ce que j’ai fait ? ». Soudainement, après un an à essayer d’avoir un enfant, après trois mois de peur, la seule chose qui me trottait en tête comme une mauvaise chanson française, c’était pourquoi j’avais voulu avoir un enfant. Ça parait peut-être banal, là, comme ça, mais moi dans ma tête ça ne l’était pas du tout. J’étais affreusement honteuse de ressentir ça et ça me faisait très peur. J’en étais malade intérieurement, j’étais littéralement terrorisée par moi-même. Sur internet, on lit que les doutes sont normaux : « serais-je une bonne mère? » étant la question numéro 1. Sauf que moi, j’avais l’impression que je regretterais ce choix et j’avais terriblement peur de ne pas aimer mon enfant.

Ce qui m’a finalement aidé ? Deux choses principalement : la parole et le magnésium. J’essayais d’être rationnelle (c’est mon truc normalement), de me rappeler que c’était un vrai choix et qu’on était prêts (enfin comme on peut l’être), mais ça ne suffisait pas à calmer mon corps et ma tête. Alors, j’ai fini par oser en parler à mon mari. Et heureusement pour moi, il a été mon roc. Il ne m’a pas prise pour une folle, il n’a pas douté une seconde, et m’a beaucoup rassurée. Idem avec le gynéco, qui m’a expliqué que c’était probablement lié aux hormones de grossesse, que je ne devais pas m’inquiéter, que le fait de pouvoir en parler était très important et que s’il y avait le moindre souci je ne devais pas hésiter à faire appel à eux (l’équipe de l’hôpital), qu’ils étaient là pour ça aussi. Ensuite, la pharmacienne qui m’a proposé ces gélules. J’étais franchement septique, flippée de ne pas pouvoir prendre de « vrais » médicaments, et en fait ça à fonctionné. Moi je contrôlais pas tête, enfin plus ou moins, et les gélules semblaient aider mon corps. Effet placebo ou non, 4 épisodes d’angoisses fortes et 4 fois ça s’est très bien calmé après 2 jours de prise des gélules.

Au final, si ça peut vous rassurer, je suis très heureuse d’être maman aujourd’hui et j’aime tellement on fils que mon cœur est trop petit pour contenir tout cet amour.

Que grossesse = pas mal de rdv médicaux

Alors oui… légalement notre employeur est tenu de nous laisser aller à nos rendez-vous médicaux pour autant qu’on ne puisse pas les prendre en dehors des heures de travail. Perso je ne pensais pas que je devrais y aller si souvent : entre les rendez-vous mensuels chez le gynécologue, les rendez-vous pour les échos dont les échos morpho, les prises de sang, le suivi pour le diabète gestationnel, et à partir du 8ème mois les rdv gyné + monitoring qui deviennent hebdomadaires, et à partir du 9ème (quand bébé traine un peu) tous les deux jours. Bref, heureusement que j’avais un agenda flexible, une N+1 compréhensive, et une charge de travail gérable.

La solution ? Comme je suis suivie dans un hôpital et pas chez un gynécologue « privé », cela a probablement augmenté les rendez-vous (par exemple, les échos à part). Cela étant, si on s’y prend un max à l’avance et qu’on est bien renseigné sur ce qui va venir, comment et à quelles échéances, on peut prendre tout ou partie des rendez-vous à l’avance et idéalement à des horaires qui nous conviennent le mieux. Et si comme moi, Mr veut dans la majorité des cas être présent, ce sont deux agendas à combiner.

Que j’allais me sentir terriblement seule

… et pourtant je ne suis pas la personne la plus sociable. Au début de la grossesse, j’avais tellement peur que celle-ci n’aboutisse à nouveau pas que je vivais dans le paradoxe d’avoir envie d’en parler tout le temps et de tout planifier et dans le même temps de ne pas vouloir trop y croire et de faire comme si ce n’était pas si réel que ça. Je parlais toujours au conditionnel et j’avais surtout une tendance à en parler le moins possible. Et puis, pour des raisons que je n’évoquerai pas ici, j’ai fini par ne plus vraiment pouvoir en parler du tout. Je n’ai pas, ni le besoin ni l’envie d’exposer ce que je vis à tout le monde donc ça limite déjà pas mal le champ du possible. Bref, j’en ai beaucoup souffert et c’est encore le cas, mais j’imagine que les circonstances de vie mêlées à mes choix et qui je suis en sont la cause.

Ce que je vous conseillerais si vous craignez de vivre cela aussi ? Bah pas grand chose. Je vous souhaite d’être entourée de personnes qui pourront partager ces moments, bons et moins bons, avec surtout beaucoup de joie ! Ne vous renfermez pas comme une huître si c’est dans votre caractère, exprimez-vous, parce qu’après c’est trop tard… et les mois passent sans nous attendre. Pensez aussi à toutes ces choses qui pourraient vous faire plaisir et que vous avez envie de partager : des virées baby shopping, une babyshower, des séances photos, … et organisez-les, n’attendez pas qu’on le fasse à votre place. Vos humeurs peuvent vite être changeantes, alors faite des choix tant que vos hormones ne vous jouent pas mille tours ^^

Qu’il arrivera un moment où l’accès au bas de son corps disparait

… et qu’il deviendra difficile puis impossible de se laver les pieds, de mettre ses chaussettes, d’enfiler et de lasser ses chaussures, de vernir ses pieds, de s’épiler correctement les jambes et alors le maillot n’en parlons pas !

La solution ? Si comme moi vous êtes très pudique, faite-vous une raison : soit c’est l’esthéticienne qui y passe et fait place neuve, soit c’est le gynécologue (et ses 10 assistants et les 10 sages-femmes) qui y verront de moins en moins clair (Mouahahahahaha démoniaque) ^^. En ce qui concerne les petons, c’est chéri qui s’en charge.

Qu’il y a soudainement tout un tas de choses qu’on ne peut plus faire/prendre

… et qu’en soit ce n’est pas très grave mais que c’est plus chouette d’y avoir pensé avant ! Ça évite de se questionner au moment de :

  • fourrer son antihistaminique (normalement, c’est ok) dans la bouche
  • de mettre sa crème contre l’eczéma (si cortisone = non)
  • de prendre un anti-inflammatoire (nope!)
  • de mettre de la crème anti-mycosique (non)
  • de faire sa colo (oui et non, perso je les ai faites – produit sans ammoniaque (merci l’arrivée des mille cheveux blancs)
  • de vouloir se détendre au spa (avis mitigés, d’après mon gynéco, no problemo surtout après les 3 mois – c’est ce qu’il m’a dit quand j’ai posé la question à 9mois de grossesse… trop tard donc ^^)
  • d’aller à la piscine (no problemo)
  • de faire du sport (ça dépend lequel)
  • etc.

La solution ? Si le désir de grossesse est là, prendre le temps de réfléchir à tout cela et de poser les questions. Comme ça pour tout ce qui devient interdit, on peut trouver un plan B ou s’adapter.

Que les cheveux sont au top !

Hé oui, ils brillent de mille feux, ne tombent plus ou presque et poussent à une allure incroyable. En 9 mois ils ont du pousser de 20 cm… Si j’avais su qu’ils allaient pousser à ce point-là je les aurais coupé avant pour les rafraichir un max !

Et voilà ! Je vous ai partagé tout ce qui m’est passé par la tête. Et vous ? Qu’auriez-vous aimé savoir avant d’être enceinte ? De bon et de moins bon ? Dites-le nous en commentaire, c’est intéressant pour tout-qui veut savoir.

    Laisser un commentaire