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De vous à moi | Le temps de prendre le temps

9 avril 2015

je premier jour du reste de ma vie

Coucou !

J’imagine que le titre de cet article vous aura déjà donné une petite indication de ce dont je vais vous parler aujourd’hui : le temps de prendre le temps ça en dit un peu long de nos jours. En fait, pour tout vous dire, j’ai découvert tout récemment un nouveau magazine, le flow magazine (un vrai coup de cœur que je vous conseille vivement BTW) qui mêle à la fois idées créatives et réflexions sur nos vies. Dans ce premier numéro, il y a de nombreux dossiers qui mettent un peu nos vies en perspective et nous poussent à la regarder un peu différemment. Après les avoir lu, j’ai souvent eu l’impression que les mots auraient pu être les miens… mais en mieux. Alors j’ai eu envie de les partager avec vous. D’abord je me suis dit que c’était peut-être un peu bizarre, mais en soi si on peut partager sur les bouquins, le make-up et les voyages, pourquoi pas sur une idée qui inspire ?

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“En février 2012, un article du journal britannique The Guardian faisait sensation et était partagé des centaines de milliers de fois sur les réseaux sociaux. Intitulé “les cinq principaux regrets des mourants”, il s’appuyait sur le témoignage de Bronnie Ware, une infirmière australienne ayant raconté son expérience auprès de malades en fin de vie dans un livre.”

Voici comment commence l’article de Roos Ouwehand ” Le premier jour du reste de ma vie “. J’en avais à peine entamé la lecture que je savais déjà que cela allait me parler et faire écho en moi… bingo, je ne m’étais pas trompée. Et c’est bien pour ça que j’ai choisi de le partager avec vous.

Le premier jour du reste de ma vie

Je ne sais pas pour vous, mais pour moi, la mort c’est effrayant. La façon mais aussi le avant. Parce qu’il y a la mort qui vous fauche mais aussi celle qui vous prévient… Et je ne veux tellement pas regretter ma vie au dernier moment. Alors, lire que les dernières phrases des mourants étaient souvent ‘j’aurais aimé vivre à ma guise, sans me conformer à ce que l’on attendait de moi’ ou ‘j’aurais aimé m’accorder plus le droit au bonheur’ m’a conforté dans mon idée de la course au souvenir, à l’accomplissement, à la réussite, au vécu, au ressenti, …

“Quand je suis devenue moi-même une ‘vieille’, j’ai pris conscience que les semaines, les mois et les années filaient à une vitesse folle. Mais j’ai continué bêtement à faire semblant d’avoir tout mon temps, comme si le temps était quelque chose qui se renouvelle au lieu d’être une quantité finie, une ressource épuisable.”

Je repense à toutes ces fois où depuis toute jeune on m’a dit “de profiter de la vie parce que ça passe très vite” ou des “tu verras quand tu seras grande”. On me l’a tellement dit que je crois que je l’ai très bien intégré, et déjà à 16ans je ne voulais plus vieillir, j’ai commencé ma course contre le temps. Ce que je n’avais pas compris, c’est que je ne courrais pas de la bonne façon et pire, pas après les bonnes choses.

“[…] Ces petites insatisfactions quotidiennes, répétées et paralysantes, c’est cela, selon moi, la vraie perte de temps. C’est cette insatisfaction qui, sans doute, nous pousse à faire du shopping. Petit à petit, les parfumeries, les boutiques de vêtements et les marchands de chaussures font leur miel de notre frustration. Et nous nous ruons dans la foule grise et anonyme pour récolter robes, chaussures, pinces à cheveux, crèmes jour, sacs poubelles et sparadraps… Combien de samedi croyons-nous dur comme fer ne pas pouvoir vivre un seul jour de plus sans un pouf poire, la dernière machine à expresso, un portable dernier cri ou une nouvelle paire de tennis ? Nous léchons les vitrines, enivrés et animés du désir d’acheter quelque chose pour remplir notre vide intérieur. Ensuite, nous rentrons à la maison épuisés et déçus, parce que le pouf n’existe pas en bleu et que les chaussures ne sont pas à notre taille.”

C’est vrai, et si on remplaçait l’achat par le moment et donc l’argent par le temps ? On aurait plus d’argent pour vivre des moments, pour profiter et se souvenir de toutes ces choses que cette paire de lunettes ne nous permettra pas de voir.

C’est fou comme ses mots me semblent vrais. Je ne pense pas pouvoir changer du jour au lendemain, il faut bien être honnête. Mais j’espère entendre cette petite voix qui me rappellera que je ne suis peut-être pas forcément occupée à faire le meilleur choix – pas pour les autres mais pour moi – et qu’il est encore temps de prendre le chemin qui me fera vraiment du bien, et mieux encore, d’y entraîner avec moi les gens que j’aime.

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“J’ai pris conscience que je dois me rappeler que c’est ma vie, et c’est tout. Je dois m’en contenter désormais et essayer d’entreprendre tous les rêves que j’échafaudais, adolescente, en paressant dans mon lit. Il n’y aura pas de prolongations. Je ne veux pas dire par là que ma vie doit être une succession de temps forts, aller de sommet en sommet, grimper chaque montagne ou attraper toutes les bêtes sauvages de la terre.”

Moi ça m’a fait réfléchir, j’espère que vous aussi. Et si pas, je souhaite que ce soit parce que vous n’aviez déjà pas le travers d’oublier de profiter et de vivre comme bon vous semble, même si ça veut dire rester assis dans l’herbe à regarder les nuages passer. Je vais essayer de jurer moins en voiture et de ne plus m’entacher le moral avec des pensées parasites nuisibles et inefficaces mais surtout… un peu inutiles. Je ne vais pas oublier mes nombreux projets qui me font courir, parce que pour moi c’est aussi un peu ça la vie et ne pas le faire serait un regret, mais je vais aussi penser un peu plus à intercaler des moments simples. En fait, je vais faire plus qu’y penser, je vais les réaliser.

 

Et vous ? Vous en pensez quoi de tout ça ?

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